Partager l'article ! Nuit Fauve: Nuit fauve À chaque fois, c’est la même chose. Ça a toujours été ainsi entre nous ...
| Juin 2012 | ||||||||||
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Nuit fauve
À chaque fois, c’est la même chose. Ça a toujours été ainsi entre nous … mais y a-t-il seulement eu un nous ?
Tu t’introduis en pleine nuit dans mon lit, te faufilant sous les draps tel un félin, pour profiter de mon corps. Je me réveille doucement sous tes caresses, mais suis-je vraiment éveillée, ne suis-je pas plutôt portée dans un autre rêve, un rêve que je fais fréquemment ?
Alors que j’entrouvre les yeux, tes lèvres viennent se poser doucement sur les miennes, ta langue se mêle à sa complice, s’enroulant dans une danse torride qui me paraît sans fin. Je ne ressens qu'une seule sensation lorsque tu m'embrasses, celle d'une ivresse intense et mon cœur bat la chamade sous l’effet de ce simple échange. Alors que mon désir monte et que tous mes sens s’éveillent petit à petit, tes lèvres glissent le long de ma mâchoire pour ensuite s’attaquer à mon cou, mettant fin ainsi à ce baiser passionné. Tu restes longuement à jouer sur cette partie où le simple effleurement me rend folle, suçant et mordillant la peau fine jusqu’à en laisser ta marque pour que je comprenne que je n’appartiens qu’à toi. Tes lèvres continuent ensuite leur chemin, après s’être délectées longuement sur mon cou, déposant un sillon humide sur leur passage, pendant que tes mains retirent les seules étoffes que je porte sur moi pour leur ouvrir la voie qui mène au reste de mon corps en profitant pour l’effleurer provoquant sous leurs caresses d’innombrables frissons. Tu arrives à ma poitrine et prends en bouche l’une des deux petites perles rosées, pointant déjà sous l’excitation. Tu t’amuses à faire tourner ta langue autour, à les aspirer, à les téter tel un nourrisson ou encore à les pincer entre tes doigts m’arrachant soupirs et gémissements.
Je pourrais te dire d’arrêter, de ne pas continuer ce jeu dans lequel tu prends un plaisir à posséder mon corps, mais à chaque fois c'est la même chose … il en est toujours ainsi … je n’en fais rien et te laisse poursuivre tes caresses.
Ta bouche arrive sur mon nombril où tu y glisses ta langue, me faisant légèrement cambrer sous les sensations de chatouille que cela me procure. Tu connais déjà la moindre de mes réactions et la totalité de mes points faibles, mon corps est si sensible lorsque tu le touches que tu prends un malin plaisir à le torturer, il est devenu ton jouet. Tu profites de ce moment pour glisser un doigt dans mon intimité. Un second vient vite le rejoindre et c'est ensemble qu'ils vont et viennent agilement en moi provocant des sons indécents qui sortent de ma gorge. Ils cherchent le point G qui me fera basculer. Rapidement une texture humide se forme, mon corps réclamant plus que tes doigts, il est prêt à t’accueillir pour ne former plus qu’un avec toi. Tu le comprends par mes gémissements et le regard si désirable que je te lance. Alors tu retire tes doigts et présente ton sexe à la place et doucement, tu me pénètres. Mes bras enlacent tes épaules auxquelles je m’agrippe comme je peux tant la sensation que j’éprouve est forte. Ta verge totalement entrée, tu attends patiemment que je m’habitue à ta présence en m’embrassant presque amoureusement, puis tu commences de longs et lents vas et viens qui deviennent par la suite de plus en plus rapides et de plus en plus forts nous rapprochant un peu plus de la jouissance.
Je sais que la fin, ta délivrance, est proche. Je ne veux pas que cela s'arrête. Pas maintenant. Pas cette fois. Alors je te repousse, assez brutalement. Tu es surpris, étonnés et tu cherches à connaître le sens de ce geste. Tu ne comprends pas cette raison qui m'a poussée à te rejeter alors que tout mon corps frissonnait sous tes caresses. Je ne te laisse pas le temps de me demander "pourquoi" et me jette dans tes bras, t'obligeant à t'allonger sur le dos et m’empalant sur ta verge encore dressée. Là encore tu ne t'y attends pas, mais c'est loin de te déplaire et tu me laisses faire et reprendre les rênes de nos ébats. Je suis moi-même surprise de l'audace dont je fais preuve, mais je compte bien, cette fois-ci, te faire ressentir les supplices que tu me fais subir. Je t'embrasse fougueusement et prends possession de ta langue. Je joue avec, l'enlace de la mienne, danse avec, la mordille et la taquine. Je lèche sensuellement tes lèvres, d’une façon provocatrice t’excitant encore d’avantage. Mes mains partent à la découverte de ton corps, caressant ton torse, retraçant tes muscles, te griffant comme un chat sauvage qui cherche à affûter ses griffes. À mes doigts, se joint ma langue qui se faufile tel un serpent, léchant chaque parcelle de peau qu’elle trouve. Ma bouche va torturer les excroissances de ton torse, elle les mordille, les suce jusqu’à y laisser sa marque. Mon corps ne cesse d’onduler sur le tien et je t’entends gémir de plaisir. Je mêle mes plaintes aux tiennes et scellant nos lèvres et dans ce dernier baiser qui nous échangeons je sens ta semence se répandre en moi. Tu t’es libéré… Je m’écroule sur toi en reprenant mon souffle et sans m’en rendre compte je me rendors.
Lorsque les rayons du soleil viennent me taquiner pour m’obliger à me réveiller, tu n’es déjà plus là. Encore une fois parti, pour commencer cette journée dans les bras d’une autre femme, après notre nuit d’amour fauve…